Ma passion pour l'Asie m’a conduit de la Thaïlande au Viêt-Nam, du Myanmar en Inde et du Sri Lanka au Laos et c’est mon voyage au Cambodge et la richesse des rencontres qui m’ont incité à m’investir davantage.
Pour vous situer, le Cambodge est un pays d’Asie du Sud Est bordé par le Vietnam, la Thaïlande, le Laos et le golfe du Siam. Ancienne colonie, il fait partie de l’Indochine Française à partir des années 1900.
Le roi Norodom Sihanouk proclame l’indépendance en 1953.
Dans les années 70, le Cambodge écrit une des pages les plus noires de son histoire. Secouée par la guerre du Vietnam toute proche, le pouvoir change de main et les Kmers Rouges prennent le contrôle du pays en 1975. Pendant les 4 années qui s’en suivirent, 2 millions de Cambodgiens disparaissent.
Il compte aujourd’hui 13 millions d’habitants essentiellement en zone rurale. Sa capitale Phnom Penh en compte 2 millions. Le régime actuel est une monarchie constitutionnelle et la religion dominante est le bouddhisme.
Dans ce pays où 35% de la population vit aujourd’hui en dessous du seuil de pauvreté ( 0.33 € /jour/personne)
Il est important de soutenir la production locale. D’où mon idée de faire du commerce équitable en sélectionnant des produits de qualité avec un packaging attrayant.
Avec Senteurs d’Angkor à Siem Reap, ce fut la 1ère rencontre et la découverte du merveilleux patrimoine culinaire et olfactif du Cambodge avec le savoir-faire de ce producteur du royaume Kmer.
À Kampot, je rencontre un jeune français qui a créé une coopérative Farmlink qui regroupe 70 exploitations de poivre.
Le poivre de Kampot a une longue histoire : C’est à la fin du 19ième siècle que la région de Kampot connu une véritable "fièvre du poivre" si le chinois Tchéou Ta Kouan fait allusion au poivre du Cambodge dès le 13ième siècle la culture intensive du poivre remonte au début de la guerre d’Aceh en Indonésie (1873-1908)
En 1873 le sultan d’Aceh fait brûler ses poivrières pour ne pas laisser tomber cette richesse aux mains de ses ennemis hollandais et une partie de la production se déplace au Cambodge, dans la région de Kampot.
Le parfum unique du poivre de Kampot ainsi que son fort goût épicé en fait au 20è siècle un des meilleurs poivre du monde, régnant en roi des épices dans les cuisines des plus grands chefs français. On peut lire dans le livre de Marguerite Duras « un barrage contre le pacifique »qui vécut a Kampot sont allusion au poivre.
Lorsque la guerre civile éclata au Cambodge dans les années 70, la province de Kampot comptait encore 1 million de tuteurs. Malheureusement suite à la main mise de l’armée Kmer Rouge sur la région jusqu’au milieu des années 1990 les plantations sont abandonnées et de nos jours tout est à reconstruire.
L’aide de Farmlink aux fermiers permet de relancer la production, mais les débouchés sont à développer pour améliorer leur rémunération. C’est donc là que j’essaie de contribuer à leur action d’autant que la qualité de leur produit n’est plus à prouver.
Avec CCC ( Cambodian Craft Coopération) à une centaine de kilomètres de Phnom Penh je découvre le travail minutieux des femmes de Takeo. La culture de la soie est ancestrale, comme leurs techniques de tissage.
Cette production artisanale échappe à l’industrialisation et doit se démarquer de ses voisins ( Thaïlande et le Vietnam) par sa qualité. CCC bénéficie de l’aide d’associations européennes pour la conception des modèles.
Ainsi, les soies proposées répondent aux normes européennes de qualité et de stylisme tout en assurant via l’association un revenu régulier aux femmes de ces villages.
Mon exploration du Cambodge prend un sens avec ces rencontres de producteurs. Je partage avec eux et ma famille des moments uniques. Ces deux mondes qui se rencontrent ont finalement beaucoup de points communs et l’on ne doit pas vivre en les ignorant.

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